Madagascar, nos émotions, nos sentiments

Nous voilà arrivées sur la cinquième plus grande île du monde : Madagascar !

En 1883, l’île a été placée sous le protectorat français. Ne fonctionnant que partiellement, l’île a été annexée à la France en 1887. Le premier gouvernement autonome malgache est mis en place en même temps que l’annonciation de l’indépendance de la république de Madagascar en 1958. Ce pays est multiculturel et compte 18 ethnies distinctes. Aujourd’hui, l’île a une population qui compte près de 23 millions d’habitants avec une espérance de vie de seulement 65 ans.

tana madagascar rue
Antananarivo, Madagascar

 

tana madagascar rue
Antananarivo, Madagascar

Nous sommes arrivées à Antananarivo (plus souvent dit « Tana »), la capitale du pays, cette grosse ville regroupe toute classe sociale. De premier abord, nous avons été sous le choc, la ville est surpeuplée et personnes de se soucis des autres. La circulation est un vrai art, nous n’aurions jamais pu prendre le volant dans cette fourmilière. Nous avons été accueillies dans une maison typique malgache, la propriétaire a repris la maison de son enfance pour accueillir les étrangers. Elle nous a tout de suite mises en garde, malgré la gentillesse des malgaches, la misère les pousse à voler et arnaquer les touristes. Nous n’avons pas mis longtemps à comprendre cette misère, c’était le premier pays d’Afrique que nous faisions où les enfants tendaient la main, il était facile de ressentir que c’était parce qu’ils avaient faim !

tana madagascar ville
Antananarivo, Madagascar

La rencontre avec Aurélien (voir article sur Morebelli), nous a permis de comprendre ce que les expatriés viennent chercher ici : la joie de vivre, le « no stress » africain, le soleil, les sourires des enfants et la simplicité de la vie. Nous l’avons vécu par la suite.

Taxi d'Antananarivo, Madagascar
Taxi d’Antananarivo, Madagascar

Vous l’aurez compris, la capitale n’est pas l’endroit où passer ces vacances mais il est intéressant d’y passer afin de découvrir l’esprit malgache et la vie des villes malgaches.

A la suite, nous sommes allées dans la petite ville d‘Antsirabe plus au sud. Il faut savoir que chaque trajet à Madagascar est une épopée, les routes ne sont absolument pas entretenues ; de plus, le bus ne part que lorsqu’il est plein, souvent on peut attendre plus d’une heure avant de partir. Nous avons pris plaisir à découvrir ce lieu, grâce aux tuk-tuks, il est facile de se balader et ils sont réputés pour être les meilleurs guides. D’ailleurs, l’un d’eux nous a permis de découvrir tous les petits artisans de la ville, confection de papier à la main, objets en corne de zébu, broderies sur coton, objets miniatures, confection de bonbons « chez Marcel » et des stations thermales.
Le marché local est aussi à voir, il faut avoir le cœur bien accroché, surtout si vous y allez tôt le matin parce que rien ne vous sera épargné, d’ailleurs, on y croise très peu de touristes. Enfin, il faut simplement se balader et profiter de cette ville qui est accueillante et typique malgache.

Ruelle d'Antsirabe, Madagascar
Ruelle d’Antsirabe, Madagascar

 

Marchand de légumes, Antsirabe, Madagascar
Marchand de légumes, Antsirabe, Madagascar

 

Balade avec notre ami Roland, Antsirabe, Madagascar
Balade avec notre ami Roland, Antsirabe, Madagascar

Le trajet entre Antsirabe et Ranohira, nous a permis de découvrir des paysages de rizières et montagnes absolument magnifiques. Quel plaisir ! A notre arrivée, nous étions dans ce petit village paisible collé à une réserve naturelle. L’artère principale est très passante, les enfants sortent de l’école et jouent dans la rue, les étals de viandes, poissons et fruits et légumes encombrent les bas cotés.
Nous y avons séjourné pour aller voir les mines de saphirs dans le village le plus proche, Ilakaka. Ce fut un vrai périple de se rendre dans le sud avec les transports en commun, il est sûr que nous étions seules au milieu des autochtones mais c’était une aventure hors du commun.

Enfants du village, Madagascar
Enfants du village, Madagascar

 

Ville d'Ilakaka, Madagascar
Ville d’Ilakaka, Madagascar

 

Village d'Ilakaka, Madagascar
Village d’Ilakaka, Madagascar

La fin de notre séjour, nous l’avons passé sur l‘île aux Nattes, surnommée  » la robinsonnade « , elle est restée vierge et authentique malgré les quelques touristes. Proche de l’île Sainte Marie, elles font toutes les deux parties d’un autre temps. Nous y avons séjourné 5 jours, le temps des fêtes de fin d’année, dans une maison sans électricité, sauf quelques heures le soir grâce au groupe électrogène, sans réfrigérateur, sans eau chaude (en réalité, nous n’en avions presque jamais). Nous étions proches de la nature et avons profité de la nourriture locale, ce fut une expérience formidable dans un endroit magique.

Ile aux nattes, proche de l'île Sainte Marie, Madagascar
Ile aux nattes, proche de l’île Sainte Marie, Madagascar

 

Ile Sainte Marie, Madagascar
Ile Sainte Marie, Madagascar

 

Pirogues pour aller de l'île Saint Marie à l'île aux nattes, Madagascar
Pirogues pour aller de l’île Sainte Marie à l’île aux nattes, Madagascar

Madagascar nous a beaucoup touchées, cette île a une atmosphère particulière et enivrante. Nous sommes sous le charme, cet échange et ce partage avec la population restera dans nos mémoires, ainsi que l’entre-aide entre les habitants (un enfant partagera toujours ce qu’on lui donne avec les autres enfants même s’ils sont dix), les sourires aux lèvres qui paraissent éternels… Nous reviendrons sur l’île rouge avec joie si un jour le vent nous y conduit !

Quelques petites anecdotes :

  1. Les mannequins pour vêtements ne sont pas solides comme chez nous mais gonflables, c’était assez drôle, cela nous a fait penser à des poupées gonflables.
  2. Dans les librairies, nous avons sauté de joie lorsque nous avons découvert qu’ils avaient des magazines français. Seul petit bémol, ils étaient périmés d’au moins un an !
  3. Nous avons beaucoup ri lorsqu’un vendeur de ticket de bus nous a dit : « c’est plus dur que de faire de l’électricité ! ».
  4. Lorsque vous prenez un taxi brousse (nom des bus collectifs), tant que tout le monde est assis, ils sont en règle pour les contrôles de police. Pour les grands trajets, si vous tenez sur une banquette, on démarre ! On peut être jusqu’à 5 ou 6 sur des banquettes de 4 sièges. Pour les trajets de ville, si le bus est plein et que des individus sont debout dans l’allée centrale, ils vous donnent une planche de bois que l’on repose sur les sièges de chaque côté de l’allée et vous vous asseyez dessus. Rustique mais ingénieux !

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